chapitre 0004, partie 1: on a marché sur une exoplanète

English version will come later.

Précédemment: chapitre 0003: au départ 

Dernière modification le 25 janvier 2019

Neil ouvre les yeux. Il était toujours dans sa cabine de pilote, Ed à ses côtés, inconscient. Et devant lui, derrière le hublot, un monde inconnu et magnifique. Un monde montagneux et neigeux, avec derrière tout ça un coucher de soleil qui semble irréel. Était-il mort? Ou était-il arrivé à destination? Tout était toujours confus.

- « Neil… On est pas morts? Est-ce qu’on est au paradis? » Ed souffle en sortant de son coma.

- « Huh, je sais bien pas… J’ai un gros mal de tête, dans tous les cas, » rétorque son collègue.

Une créature humanoïde, à première vue mi-humaine, mi-chat, se met à cogner dans le hublot. Une créature aux formes féminines, cheveux blancs, fourrure grise, avec un pendentif rouge qui semble briller de façon tout aussi irréelle. Et derrière elle, une créature similaire à la fourrure orangée qui semble vouloir la ramener à l’ordre. La dite créature dans le hublot prend visiblement note que les deux humains dans le vaisseau étaient bel et bien vivants et prit peur. On n’entend rien vu que le le vaisseau est parfaitement isolé, mais on s’imagine parfaitement le cri de panique. Les astronautes sont également en sécurité malgré le crash du vaisseau, mais ils ne s’empêchent pas d’également pousser leur propre cri de panique.

Pendant ce temps, le pendentif se met à briller de plus belle, comme s’il avait réagi à quelque chose. À un point que c’en est aveuglant. Par réflexe, les astronautes se recroquevillent sous leur siège, parce qu’ils savent très bien qu’il faut pas regarder le soleil ou quelqu’un souder directement en face.

La première chose qu’ils se rendent compte après un boum retentissant, c’est qu’il y a plus de toit. Ensuite, qu’ils ont oublié d’enfiler leur combinaison avant d’arriver sur cette planète. Et finalement, qu’ils arrivent quand même à respirer malgré tout. Et tout ça se passe en une fraction de seconde. Une longue fraction de seconde. On dirait que la mort ne voulaient vraiment pas d’eux. Pour la science, probablement.

La créature humanoïde est partie rejoindre son ami, près de ce qui semble être leur maison. Tous deux sont visiblement apeurés. Neil s’extirpe du vaisseau maintenant inutilisable, suivi d’Ed.

- « Ta’ohten’ chiatsih? »

Ce son venait clairement de l’un des deux extraterrestres.

- « Huh, on est toujours pas morts. Et ce truc parle, » remarque Neil. « Pincez-moi quelqu’un. »

- « C’est bizarre, on dirait du wendat, » note Ed.

- « Du wendat? Tu parles ça, le wendat? »

- « Ouais, je travaillais à temps partiel à Wendake pour payer mes études quand j’étais encore à Québec et… »

- « Et comment ça se fait que ça parle une langue terrienne ici on est à quoi, 20 années-lumières de la Terre, ça ne se peut pas. »

- « Fouille-moi pourquoi. Il doit bien avoir une explication logique, » théorise Ed.

L’individu gris et blanc qui a failli leur coûter la vie plus tôt s’approche doucement et prudemment de la paire d’humains.

- « Ta’ohten’ chiatsih, » répète-t-elle. « Miyuki yiatsih. »

- « Je crois qu’elle veut savoir ton nom. Elle s’appelle Miyuki. » Ed dit à Neil, maintenant interpréteur linguistique de fortune.

- « Je dis quoi, là? » se demande Neil.

- « Neil yiatsih, » souffle Ed.

- « Neil yiatsih! » répète Neil à ses nouveaux amis, enthousiaste.

- « Ed yiatsih. Onywatenro’. » dit Ed.

L’orangé avec une coupe Longueuil châtain prit un peu de ses couleurs en voyant que ces intrus sont venus en amis. Ou du moins, n’ont pas l’air de vouloir attaquer quiconque.

- « Daisuke yiatsih. Ahskennon’nia ihchie’s? »

Bien sûr, la confusion règne toujours. D’un côté, ces créatures qui ont tellement l’air humains mais avec des oreilles et des queues de chat qui habitent une planète à plus de 20 années-lumières et qui en plus parlent une langue connue de la Terre. De l’autre, ces créatures qui ont tellement l’air d’être l’un d’entre eux, mais qui arrivent d’une machine inconnue, et en plus n’ont pas l’air d’avoir des oreilles, de la fourrure et une queue comme eux, mais qui parlent quand même leur langue, quoiqu’avec un accent clairement étranger. Dans tous les cas, les présentations sont faites et on a l’air de se faire de nouveaux amis, mais chacun a l’impression qu’il y a quelque chose de bizarre et d’irréel… Dans tous les cas, vaut mieux avoir une bonne discussion à propos de ça au lieu de s’entretuer.

Ed s’avance vers Miyuki et Daisuke afin de potentiellement les rassurer.

À partir de maintenant, la conversation en italique est toujours en wendat, mais pour une compréhension plus facile nous avons activé le traducteur automatique.

- « Nous venons en paix. Nous venons de loin, d’une autre planète très lointaine… la planète Terre. »

- « La Terre, hein? »

Sans que quiconque se rende compte de quoi que ce soit, une troisième créature apparaît dans le porte-patio. Une créature qui a l’air d’en avoir vu pas mal dans sa vie. Genre, un maitre ninja ou un truc du genre.

- « La légende dit qu’il y a très longtemps, les Anciens ont visité d’autres mondes inconnus et qu’un jour, les habitants de ces mondes viendront nous visiter à leur tour… Bienvenue, Terriens. »

- « Woah. Ça expliquerait des choses, » dit Ed.

- « Au moins le fait qu’on les comprend, en effet, » rétorque Neil.

- « Oh, Yamato, je t’avais pas vu venir... » fait Daisuke.

- « Les Anciens ont appris beaucoup de choses à votre peuple, Terriens, et ils nous ont appris beaucoup de choses à leur tour, et cette information nous est léguée de génération en génération. »

- « Okay… » dit Neil. « Et il y a une info là-dedans qui peut nous sauver la vie? Je penserais pas que ce truc va nous ramener chez nous dans cet état… »

Le gourou s’avance afin d’inspecter le vaisseau désormais en ruines.

À suivre...

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