A two summers' year - (New Zealand) part 5
 
Disclaimer : lots of nude pictures in that chapter :)

Attention : beaucoup de nus dans ce chapitre.


      

MANAPOURI

We drove all the way through Wanaka, Queenstown, Te Anau, till the Fjordland, the southernmost halt of our trip. It gets harder and harder to stand the heat in the car all day.

I'm not fit enough to go on several-day-long hikes any longer, especially considering that my neck issues don't allow me to carry a backpack, so we followed Kepler's track, only from Rainbow Reach to Manapouri Lake (I probably chose that part because I liked the names). Two hours of walk under the  beech trees creaking in the wind like cupboard's doors, enchanting mossy rocks,  silence, apart from the unexpected local birds' songs.  It's quite a disorienting experience, being surrounded by that mix usual and very different fauna and flora, and these alien sounds. Like a shift in a parallel universe. Fennel is a bit sick, but the path is flat and easy. 

Nous filons à travers Wanaka, Queenstown, Te Anau, jusqu'au Fjordland. Ce sera notre étape la plus australe. La chaleur écrasante sur les longues distances est de plus en plus dure à supporter. 

N'ayant pas la forme ni le temps de partir sur les grosses randonnée de plusieurs jours (surtout avec mes névralgies qui m'empêchent de porter un sac à dos), nous suivons le début de la Kepler's track, de Rainbow Reach à Shallow Bay; le long du lac Manapouri (je crois que j'ai choisi cette partie parce que les noms me faisaient sourire). Deux heures sous les hêtres immenses qui grincent sous la brise comme des portes de placard, la forêt moussue, féérique, silencieuse, hormis les chants inattendus des oiseaux locaux.  C'est vraiment une sensation étrange d'être entourés ainsi de ce mélange faune et d'une flore connue et inconnues, et de sons si étrangers. Comme dans un univers parallèle, avec un léger glissement. Fennel se sent un peu malade, mais le chemin est plat et facile.

Shallow Bay is a beautiful surprise - the cloudy skies makes the view, misty green and gray, even more poetic. After a short nap on the shore, we walk ahead to the hut. We leave the track to get lost in the wood to shoot some pictures in the ferns fields  - going back to my true dryad form .

Shallow Bay est une belle surprise, le temps nuageux rend la vue, verte et grise, nappée de brume, encore plus poétique. Après une courte sieste au bord du lac, nous reprenons le chemin vers le refuge. Nous nous perdons dans les bois pour prendre des photos dans les champs de fougères - je reviens à ma forme initiale de dryade. 


Tiny tiny drosera everywhere. I'm in love with these bogs' wooden paths.

J'aime tellement ces chemins de bois au dessus des tourbières. 

On our way back to the camping ground, I started to feel ill, and collapsed really quickly. Burning stomach, nausea, sudden fever... It looks like food poisoning. Not a great night. 

Au retour, je commence à me sentir mal et m'effondre assez vite. Estomac qui brûle, envie de vomir, fièvre soudaine... Ça sent l'intoxication alimentaire. Pas une super nuit.


DOUBTFUL SOUND

Of course, it's the only day we decided to treat ourselves with a boat trip across the Doubtful Sound that I'm feeling miserable. Not too sick any longer, but sore, frozen, and exhausted. I'm struggling to not simply fall asleep in the spot. 

We took a first boat to cross the Manapouri Lake, then a bus to the Fjord (of course, I fell asleep), and finally another boat that sailed through the Doubtful Sound.  Maōris call this place "Patea" - the place of silence. A succession of wooded mounts and cliffs, albatrosses, seals colonies, sea birds in the distance, and the beautiful quietness. The captain confirms our intuition that seals are from a sea mammals family remotely related to bears. The name  "Doubtful Sound" comes from Captain Thomas Cook who, sailing through the fjord for the first time, charted the place and annotated it "doubtful harbour" (in geography, a sound is a large sea inlet larger than a bay, and wider than a fjord).

On the way back, I gave up and fell deeply asleep on a table. 


Evidemment, c'est la seule journée où nous avions décidé de nous offrir un voyage en bateau à travers le Doubtful Sound, et moi, je suis dans un état misérable. Plus trop malade, heureusement, mais courbaturée, gelée, et épuisée. Je lutte pour ne pas dormir debout.

Nous prenons un premier bateau pour traverser le lac Manapouri, puis un bus jusqu'au fjord (évidemment, je m'endors), et un second bateau qui vogue le long du Doubtful Sound.  En maōri, ce lieu s'appelle Patea - l'endroit silencieux. S'enchaînent montagnes et falaises boisées, des albatros, des colonies de phoques, des oiseaux marins au loin, le calme, superbe. Le capitaine confirme notre intuition que les phoques sont une famille de mammifères lointainement rattachée aux ours.  Et que le nom "Doubtful Sound" vient du fait que le Capitaine Cook, naviguant à travers le fjord pour la première fois, l'avait cartographié et annoté "doubtful harbour" ("lieu de débarquement douteux") (en géographie, un sound est un bras de mer plus large qu'un fjord). 

Je craque au trajet de retour et m'endors comme une masse sur les tables. 



 LAKE MARIAN

February 6th : after a good night sleep, I feel as if I've never been sick. 

6 Février : une gosse nuit de sommeil, et c’est comme si je n’avais jamais été malade 0.0

We drive towards the famous Milford Sound, stopping by every little lakes on the way, taking little strolls. But after a while, we met so many Japanese tourists buses (we've been warned, February being their holiday times, it's the tourism rush here), all in direction of the Milford Sound, it dissuaded us from going further. After all this time almost always alone in the tracks, we don't feel like being in crowded areas. Instead, we attempt a random hike towards Marian Lake - maybe because I appreciate that, for once, a place has been named after a woman (the creek also drains two smaller alpine lakes, Lake Mariana and Lake Marianette  ^__^). The path is steep, a bit hard, and it's already quite late in the afternoon. When we hesitate turning back down, a couple encourages us, assuring us that we walked the most of the track already, and that the view and the swim waiting for us is totally worth it. 

Indeed ! That lake is a little treasure encased in blue craggy mountains. On the north side, rows of waterfalls cascade down the shadowy slope.  We fight our way though the bushes, looking for an isolated big stone on the shore where to access the water to swim naked. The water is clear as ever, and gelid as always. We stayed in this hidden paradise until the sun goes down behind the ridges.


Nous nous mettons en route vers le célèbre Milford Sound, en s’arrêtant un peu à tous les petits lacs sur le trajet, en tentant de courtes balades. Mais nous croisons tellement de cars de touristes asiatiques en direction Milford Sound que nous finissons parc hanger d'avis (on nous avait prévenus, leurs vacances tombant en Février, c’est la ruée soudaine).  Après tout ce temps presque complètement seuls dans les bois, je n'ai pas envie de me retrouver dans une foule. A la place, on tente un peu au hasard la randonnée vers le Lake Marian - et aussi parce que ça me plaît, à moi, que pour une fois un lieu soit nommé après une femme (le ruisseau continue vers deux autre plus petits lacs de montagne, le Lac Mariana et le Lac Marianette  ^__^). La montée est assez rude, et comme l’après-midi est bien avancée, nous sommes tentés de rebrousser chemin. Mais un couple nous assure que le plus gros est fait et que la vue et la baignade qui nous attend en vaut vraiment la peine.

En effet. Ce lac est un petit trésor enchâssé entre les montagnes bleues escarpées. Sur l’ubac, des rangées de cascades dévalent la pente ombragée. Nous nous frayons un chemin à travers les bois à la recherche d’une grosse pierre sur la rive, isolée, où se baigner nus. L’eau est, comme d'habitude, d’une transparence parfaite, et comme toujours, glaciale. Nous restons dans ce petit paradis caché jusqu’à ce que le soleil disparaisse derrière les crêtes.


We overslept under the trees. Sun beams pierce through the canopy, tiny robins (toutouwai in maōri) are singing around - here, the birds songs sound robotic, a bit like R2-D2. There are so many ducks and wild geese, whereas we still haven't seen any keas ! We've seen way too much dead possums hit by cars on the road, though.

Réveil tardif sous les arbres. Les rayons de soleil percent la canopée, les minuscules passereaux (toutouwai en maōri) chantent. Les oiseaux ici lancent des trilles aux sonorités électroniques, qui rappellent les sons de R2D2. Il y a aussi énormément d’oies et de canards sauvages. Nous n’avons toujours pas vu le moindre kea ! Les possums écrasés sur la route se comptent par dizaine chaque jour, par contre. 



MAVORA LAKES

We swallowed kilometers of  gravel road and dust clouds to reach Mavora Lakes - and the campsites are frighteningly crowded. I think it's the locals favourite place for fishing and sailing. For once, the water is lukewarm, but very shallow and sludgy, therefore I make do with yoga on the shore instead. Quite cliché, but always pleasant at dusk.  

Kilomètres de routes de gravier et de nuages de poussière pour atteindre les Lacs Mavora - et là, les campsites sont bondés. C’est le coin favori des autochtones pour pêcher et faire de la voile, je crois. Pour que fois que l’eau est bonne, le lac est très vaseux, très peu profond. Je me rabats sur du yoga sur la berge, au couchant. Plus cliché tu meurs, mais c’est toujours aussi agréable. 

Long hike along the Mavora Lakes. I feel sad, I can't stop thinking of the waste of all the women talents, minds and creations that have been spoiled, muffled, stolen or silenced for centuries. Why I  am suddenly bombarded with all these feminist considerations, in the middle of the forest ? Because I have more time than usual to let my mind wander and my thoughts unfold ?

Longue balade le long des lacs Mavora. Je me sens triste, je n’arrête pas de penser au gâchis de tous ces talents, toutes ces intelligences et toutes ces créations féminines qui ont été étouffées, volées, ou réduites au silence au cours des siècles. Pourquoi toutes ces considérations féministes m’assaillent là, au beau milieu des bois ? Parce que j’ai beaucoup de temps pour laisser ma pensée vagabonder plus que d'habitude ?


Question is : are centaurs vegetarian ? Would they eat fruits and seeds and greens ? Or hunt with bows ? Do they have the stomach of a human or a horse, or both ? Since they have human jaws. Also, how do they sleep ? Standing up or lying on the side ?

Question: est ce que les centaures sont végétariens . Est-ce qu'il mangeraient des fruits, des graines, des céréales et des légumes ? Ou de l'avoine et de l'herbe ?  Est-ce qu'ils ont un estomac de cheval ou d'humain, ou les deux ? Parce qu'ils ont uniquement une mâchoire d'humain ! Et comment dorment-ils ? Debout, ou couchés sur le côté ? 

See you soon for the 6th part : WANAKA !

A très vite pour la 6ème partie, WANAKA !


Read the rest : 

Part 1 : Sydney, Auckland, Huka Falls

Part 2 : Tongariro, Koitiata, Wellington

Part 3 : Pelorus, French Pass, Riwaka Resurgence

Part 4 : Greymouth, Fox Glacier, Hawea Lake

Part 6 : Wanaka, Rob Roy Glacier

Part 7 : Christchurch, Lyttleton, Kaikoura

Part 8 : Blue Springs, Hobbiton

Part 9 : Matapouri, Waipoua Forest, Opononi

Part 10 : Orakei Korako, Kai Iwi Lakes, Rangitoto